Esquisses.

Les cris ankylosés de la solitude ne m'atteignent plus. Les ressorts fictifs et enfouis de ma sincérité ne sont plus qu'ombres, à présent.
Je suis vaine, enfin.

Lassée de ces coulisses fatales dont on ne connaît la couleur, vouées à l'ennui mortel encore et encore, je m'enivre de jalousie et de désir.

L'amour est un faiblesse.

Malgré proverbes et dictons, philosphies et morales, la vérité se révèle n'être qu'une piètre banalité sans forme ni figure, dévêtue vulgairement dans la pénombre perverse.

La subtilité ruse.

L'effleurement ne touche que la naïveté puérile, et l'innocence trompée se détrône maintenant.

Alors que les stridentes flèches de feu transpercent mon masque, il se lève un jour nouveau, éclairé d'un souffle de sagesse.
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# Posté le vendredi 05 juin 2009 12:12

Modifié le lundi 08 juin 2009 13:04

Bip Bap Da Doo Wap.

And now the tables have turned, everything seems a hell of a lot prettier. .
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# Posté le mardi 10 février 2009 16:20

Vita.

Tu pure, o Principessa,
nella tua fredda stanza
guardi le stelle
che tremano d'amore e di speranza...

# Posté le mercredi 04 février 2009 16:15

Modifié le lundi 08 juin 2009 13:05

Inside-Out, Front-To-Back and Upside-Down

Inside-Out, Front-To-Back and Upside-Down
Que faire? Il est précisément 23h53 et Morphée n'a toujours pas tiré sur la sonnette d'alarme bien que l'inconnu continue à saccager mes neurones et que les nuits dernières furent des plus brèves.

Pas de quoi s'inquiéter, on a bien appris que 'Pas de nouvelles, Bonne nouvelle!'.

Ces phrases-là ne sont que réconforts fictifs et passagers à la misère qui menace de prendre les commandes de la navette... Ce sont des conneries auxquelles on continue de croire, sans raison, amadoués par notre propre naïveté que l'on pense bêtement paralysée.



L'Espoir fait mourir.

Croire dur comme fer à des illusions ridicules au point de se voiler la face et s'enfoncer peu à peu dans le cercle vicieux qu'est devenu cet échange inconstant et inachevé.



Laisser ouvertes des gorges féroces d'où jaillissent les cris éreintés de la tentation à laquelle on plaide en vain de ne jamais être soumis.


Oublier et choisir la dignité contre quelques douloureuses initiatives, se faire mal au point de chialer des heures durant, laisser choir quelques gâteries.. et pour quoi? Pour une petite saloperie de gamin qui ne vaut pas trois sous..



Se heurter à des obstacles insurmontables, preuves irréfutables de l'effrayante naïveté dont on est victimes, malgré nous, malgré nos convictions puériles et stupides..



Tenter de ranger par thème les douleurs accumulées au long de cette foutue relation sans issue de secours, pour au terminus se faire fusiller de plus belle et succomber une énième fois au charme machiavélique du diable lui-même.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 17:43

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 17:33

Tiens.

Tiens.



Tiens, c'est drôle, me voilà comblée des mêmes sentiments qu'il y a tout juste un an. Le temps ne passe finalement pas si vite que ça.


Tiens, c'est fou, je me suis toujours dit que tu avais une certaine maîtrise de la manipulation.. c'est assez ironique d'en avoir la preuve par quatre aujourd'hui, bien de vains espoirs plus tard..


Tiens, c'est comique, que de me voir ensevelie malgré moi dans la même foutue merde qu'à l'époque même où je m'étais juré de te couper la tête, petit con.


Je t'emmerde.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 12:21

Modifié le lundi 05 janvier 2009 12:38

If anything, ignore.


Ecrir
e pour écrire.

Laisser valser ses doigts
S
'abandonner à la pulsion déconcertante
Ali
gner quelques bagatelles
Po
ur s'improviser artiste

Ec
rire pour écrire.

Sa
ns idée fixe
Com
blée d'amertume
C
hercher la tournure prodigieuse
Q
ue l'on convoite plus qu'une pite d'or

Ec
rire pour écrire.

Ri
re au nez des sceptiques
Se foutre des bienséances
L
aisser parler l'esprit
Q
ui leurre la naïveté

Ecrire pour écire.
E
crire sans raison.
Ec
rire par envie.
E
crire par compassion.





[Me - Eva - Lua - Claire]
If anything, ignore.

# Posté le samedi 20 décembre 2008 07:00

Modifié le samedi 20 décembre 2008 07:13

Birds Flying High, You Know How I Feel.

Birds Flying High, You Know How I Feel.








Cause I'm Feeling Good








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# Posté le lundi 08 décembre 2008 16:56

Modifié le lundi 08 décembre 2008 17:14

L'ami de la sagesse.










L'autre est-il différent ou bien est-il le miroir de moi-même?











# Posté le samedi 15 novembre 2008 08:37

Loupage.

Loupage.
Dimanche.
Je hais le dimanche.
Impossible de m'y mettre. Mon agenda est ouvert depuis ce matin sur mon bureau, et pourtant je n'arrive pas à trouver ni le courage ni l'énergie suffisante pour gratter. Vicieux profs qu'ils sont. Le week-end, c'est le weekend, et on n'a pas tous la chance de partir à Londres prendre l'air.

Aujourd'hui et comme tous les jours d'ailleurs, j'ai la flemme.
Rocking the Casbah joue en bruit de fond, et je reste figée devant mon écran, songeant à ce que je vais écrire ensuite.

Jacques Prévert disait qu'il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple.
Peut-être qu'il avait raison ce con. Peut-être que les gens heureux ne le sont qu'en apparence et jouent un jeu par pure raison, pour le souci des autres. Allons savoir.

Je ne sais pas quoi écrire. J'aligne quelques mots et puis je les efface. Ce que je dis est con, ce que je pense est puérile. Je croyais aux contes de fées et maintenant que je sais que ce ne sont que mensonges, je les hais. Le pire est à venir, et comme dit Pierre Dac, l'avenir n'est que du passé en préparation. Alors c'est ça. Je vis dans le passé, et même l'avenir est du passé futur... Tu parles de déprime.

Et voilà, encore une fois je divague. Impossible de me concentrer sur un sujet, j'ai envie de Rock the Casbah mais je suis enfermée entre ces quatres murs dans ce monde d'hypocrites. Il faut tout agrandir. La crise économique traduit un malaise mondial tout comme le malaise parental traduit une crise familiale. C'est bien triste. Et ce dimanche aussi l'est.

Dehors, le soleil en a marre de veiller sur nous et s'en va. Les oiseaux aussi se sont cachés, et tout ce qui reste est cette longue liste de travail-non fait qui trône sur mon bureau comme une promesse de défaite. Je sais pas comment elle fait, elle. Passer ses journées à jouer à des jeux de société, utiliser ses minutes précieuses à englutir encore et encore des mots, des phrases qui pour moi n'ont pas plus de sens que l'amour.

Renard disait que si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. Parsemée de hasards, peut-être, ou plutôt de rendez-vous, d'après Eluard. Beaucoup de rendez-vous alors, et beaucoup de crapauds. Décidemment, ces contes de fées nous vouent au malheur.

Comme Sartre, je suis une enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets. Un vrai monstre, et comme toute bête, un monstre envie toute belle.. C'est bien dommage.

Je voulais écrire ce que me passait par la tête. Je ne voulais pas, justement, chercher les mots pour créer une histoire, une allégorie de la beauté. Non, il y en a d'autres qui veulent ça, mais pas moi, pas aujourd'hui, pas maintenant que je connais ces défauts.

Malheureusement, on n'a pas toujours ce qu'on veut, et encore une fois,
c'est raté.


Tiens! Trop de citation tue la citation?

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 13:17

Modifié le lundi 20 octobre 2008 16:12

Vagabondages.

La littérature n'a rien à voir avec la richesse du vocabulaire, sinon le plus grand des chefs-d'oeuvre serait le dictionnaire.
Paul Léautaud




Le meilleur style est celui qui se fait oublier.
Stendhal



Le style, pour l'écrivain aussi bien que pour le peintre, est une question non de technique mais de vision.
Paul Valéry
Vagabondages.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 15:13